KARACHI: ce mot est synonyme de rétrocommissions pour nos hommes politiques.
On nous dit que l'on jette l'anathème sur des personnes qui n'ont jamais fait quelque chose d'illégale!
Cependant, nous avons quand même la sensation qu'il n'y a pas de fumée sans feu, et que depuis très longtemps la vie des hommes politiques est jonchée d'affaires pas très " propres".
Sans remonter très loin, nous avons eu le financement des partis politiques, l'affaire ELF et aujourd'hui cette affaire de rétrocommissions.
Il paraît évident qu'un certain nombre de personnes a profité de cette transaction pour ne pas s'appauvrir, et cela grâce à la contribution des citoyens français.
Pauvre classe politique qui souhaite que nous lui dressions une statue pour honorer son sens du devoir!
Il est certain que quelque soit le parti, ils se serrent les coudes, car aucun ne donne la sensation d'être pur. Ces politiques profitent de la générosité involontaire des hommes qui peuplent ce pays.
On exige aux citoyens d'avoir une vie sans erreur: "tolérance zéro" comme le précise monsieur le Président de la République. On a créé une société de répression pour les manants et une société de largesse pour les gouvernants.
On nous offre une société qui tend vers une absence de liberté où tout à chacun risque de se retrouver dans un commissariat, même s'il est innocent; être accusé de tous les maux sans pouvoir se défendre. L'accusation construite, on ne peut plus rien dire car c'est une personne assermentée qui l'exprime.
Mettre 900.000 personnes en garde à vue, offre certainement un plaisir aux fonctionnaires. La grande majorité de ces personnes est relâchée 48 heures après, sans pouvoir retenir quoique ce soit contre celle-ci. Elles sont libérées sans excuses et doivent repartir même à pieds, sous l'oeil goguenard de ces gens qui vous ont fait cette bonne blague!!!!
Pour les politiques, pas de soucis, ils connaissent l'élasticité des lois qu'ils ont fait voter.
Nous sommes dans un pays où l'honnêteté n'est pas une obligation pour nous diriger.