Récemment une femme de 42 ans a rencontré la mort dans des conditions atroces. Celle-ci a gardé un certain sang froid et a téléphoné aux autorités pour les informer de son enlèvement. Malheureusement, elle n'a pas eu la chance d'être retrouvée à temps.
La malchance est qu'elle a croisé un homme qui, à ce moment avait des pulsions meurtrières. Dès cet instant son destin était scellé. Elle a connu un dénouement à petits feux, avec dans sa tête l'espoir d'être sauvée des griffes de cet individu.
Il y a quand même un manque de chance. Certes, nous avons su peu de temps après, que cet homme de 47 ans était ce que l'on appelle un récidiviste. Il fait parti des moins de 2 % de ceux qui replongent. Ce pourcentage est faible, mais trop important pour la femme qui croise ce type de personne.
Là encore, c'est l'inégalité entre homme et femme; car à ma connaissance il est très rare, hormis les enfants, qu'un homme adulte soit violé par un détraqué. C'est un sexe qui fait la différence de traitement de la part du pervers. Ces pulsions envers la mort ont beaucoup de mal à être comprises par des personnes simples.
Comment éviter cela? Il faut essayer d'aller vers le point zéro dans le cas de récidive. On ne peut pas et cela dans aucun domaine, arriver à un risque nul. Nous aurons toujours des hommes qui ne maîtriseront pas leurs pulsions sexuelles. Même si dans un avenir très proche, on castre les individus qui ont ce type de pulsions, nous aurons encore malheureusement des cas de viols ou d'abus sexuels. L'inceste, la pédophilie font partie des déviances de l'être humain. Alors, je ne suis pas sûr que le fait de retenir enfermé à vie un homme soit la solution. Nous sommes plutôt au stade où il est indispensable que: les médecins, les psychiatres jouent pleinement leurs rôles. Il ne faut pas que des juges se substituent au verdict populaire qui a été établi le jour du procés.
Je ne veux pas donner quitus aux décisions du gouvernement car la manière dont celui-ci veut traiter certaines catégories de condamnés, donne la sensation que le jugement du juste ne sera plus que consultatif puisqu'au final seuls les spécialistes de la justice scelleront le sort d'un homme qu'il soit pervers, cambrioleur, braqueur ou autres.
On peut même imaginer que des personnes gênantes seront enfermées pour les empêcher de nuire vis à vis des gens au pouvoir. On a vu cela en Russie, où l'ancien président et l'actuel premier ministre a écarté, en envoyant en prison pour des longues périodes, certains individus qui risquent de le gêner.