Tous les jours, il y a des infos sur le devenir de la sécu par des personnes qui ont l'air de tout savoir, de faire un constat désastreux pour le futur de notre système de santé.
Effectivement, depuis de nombreuses annèes, quelque soit le parti au pouvoir, on parle de déficit et lorsqu'il y a de l'excédent on prélève comme l'a fait monsieur Jospin pour financer une partie du coût des 35 heures.
Dans l' article intitulé : " Assurance Maladie peut-on m'expliquer?" j'indiquais: " si tout le monde payait son dû, la sécu serait en positif".
Je pense que nous ne le souhaitons pas car aucun député ne parle de ces comptes qui déséquilibrent cet organisme.
On nous annonce même qu'en 2012, ce sera le crash de la sécurité sociale.
" La sécurité sociale sera en banqueroute en 2011, son financement n'étant plus assuré. L'ACOSS ( agence centrale des organismes de sécurité sociale) a des besoins en trésorerie de l'ordre de 65 milliards d'euros pour fin 2010, il est probable que leur couverture par un programme d'émission de billets de trésorerie à un niveau record ne pourra être atteint, de ce fait l'ACOSS sera en situation de rupture de paiements".
Le député Gérard Bapt du PS indique que le projet de loi de financement de la sécurité sociale est " insuffisant" car " il met en lumière les limites du système et l'insoutenable des déficits dès 2010".
Quant à madame Marie-Anne Montchamp ( UMP), rapporteur du texte pour la commission des finances, utilise le mot banqueroute et explique: le mot est volontairement fort.
L'insouciance des français envers leur sécu est sidérante. Sûrs d'avoir des droits, puisqu'ils cotisent, ils s'attendent au service quatre étoiles. Sans se soucier le moins du monde de la différence croissante entre ce qu'ils payent et le prix des prestations qu'ils consomment. Alors que le " trou de la sécu" se transforme en gouffre aucune pédagogie sérieuse n'a été faite. Apparemment, elle n'est pas prévue au programme d'ici à 2012. ( La Tribune)
Nous sommes rentrés dans la phase où la sécurité sociale dans son esprit originel est au stade de disparaître. Pourquoi cet état de fait?
Je pense qu'à l'époque où les comptes étaient très positifs, beaucoup en ont profité pour autoriser des dépenses et des remboursements qui n'auraient pas dû se faire. En dehors du cas du financement des 35 heures, on peut aussi se rappeler qu'à une certaine époque nous avons incité les gens à utiliser cet organisme pour tout et rien. Nos politiques n'ont pas incité les français à modérer leurs soins. On avait et on a toujours institué pour l'assuré des droits, et non des devoirs.
Le gros problème de la sécurité sociale c'est aussi un manque de cotisations en plus du retard des versements, comme je l'ai déjà indiqué.
Il y a les gens qui bénéficient de la sécu et qui ne versent pas ou peu de cotisations. Tous les sans emploi qui ont le droit de se soigner, créent un déficit important. Mes propos ne veulent pas dire que l'on ne doit pas les soigner, mais il faut que les gouvernants favorisent le plein emploi, c'est à dire que l'on doit avoir moins de un million de personnes qui n'ont pas de travail. Pour cela il faut que des organismes compétents accompagnent les PMI et les PME ( pas financièrement ) pour que ces entreprises soient créatrices de richesse. Mais les politiques le souhaitent-ils?
Il faut aussi qu'ils réfléchissent aux moyens de diminuer le coût de la vie pour nous permettre d'être plus compétitifs avec d'autres pays; qu'ils soient européens ou d'autres continents. Nous gérons toujours notre pays comme si le libre échange n'existait pas. Il faut évoluer et réfléchir au devenir de demain. L'éducation de citoyens est une manière de botter en touche en considérant que c'est de la faute de l'autre. Comme disait Coluche " on va vous expliquer comment vous en passer ". C'est bien celà quand on voit le remboursement des verres de lunettes, des problèmes dentaires, on comprend la sécu qui pense que tout le monde est dans l'opulance, et que les prix de prothèses ou autres sont une simple formalité pour un français moyen. Pourquoi les dirigeants de notre pays n'ont pas l'honnêteté de s'interroger sur des voyages de santé qui sont organisés à l'étranger pour se faire soigner dans des cliniques dentaires en Hongrie par exemple?
Les politiques ont toujours quelques métros de retard. Ils donnent la sensation de ne pas être concernés par le devenir de demain. On est fier de déclarer que l'espérance de vie gagne plusieurs mois par an et parallèlement à cela, nous ne sommes pas en mesure de soigner correctement ces gens.
Pour se permettre d'avoir une population vieillissante, il faut être un pays riche: ce que nous ne sommes plus.
Nous devons faire des choix dans nos dépenses, s'interroger sur le bien fondé et attribuer des sommes plus qu'importantes au niveau de l'étude de l'espace. Pour nous, simples mortels, qui formons le gros des troupes, préférerions que vous nous offriez de la tranquillité plutôt que de savoir s'il y a des petits hommes verts sur une autre planète.