Les entreprises françaises rencontrent beaucoup de difficultés pour leur assise financière, leur développement afin d'aboutir à une pérennité.
Un pays doit toujours étoffer son tissu d'entreprises grâce à deux mots essentiels : TRANSMISSION et CREATION d’ENTREPRISES. On ne peut pas ou on ne veut pas comptabiliser le nombre d’entreprises et artisans qui, faute de successeur disparaissent de la carte des producteurs de richesse.
Pourquoi sommes-nous un des pays où il y a le moins de créations d’emplois ?
Pourquoi sommes-nous dans ce cas où la non transmission est un vecteur de chômage avec en plus pour les artisans la disparition d’un savoir qui ne sera pas transmis ?
Ce n’est pas en demandant à l’ancien propriétaire de laisser des parts dans son entreprise que le problème de la transmission sera réglée.
Souvent le cédant souhaite ne plus s'investir dans l'entreprise qu'il a dirigé, ou alors il considère que celle-ci est toujours un peu à lui et il va vouloir intervenir dans la gestion pensant uniquement préserver ses intérêts; il est certain et logique que son successeur trouve cela assez déplacé.
Dans une transmission, il faut juste permettre au repreneur de demander éventuellement conseil à l'ancien dirigeant. Par contre, il serait judicieux de créer un comité d'éthique par département afin de donner un avis objectif sur le prix de cession. Aujourd'hui nous avons des mises à prix qui ne sont pas raisonnables, ce qui freine la reprise. Je ne parle pas ici des cédants qui considèrent que eux seuls sont capables de diriger leur société. Si on veut que les reprises se fassent avec une chance importante de viabilité, il faut également que les banques s'investissent dans ce procédé ( aujourd'hui la nation leur a prêté de l'argent, il faut qu'elles rendent la pareille en s'investissant dans ces entreprises). Elles doivent prendre des parts au niveau du capital. D'une certaine façon cogérer, tant les petites que les moyennes, être capables d'épauler le chef d'entreprise dans la stratégie quotidienne, et surtout l'aider à se développer. Il est très difficile pour beaucoup de passer du statut d'artisan à celui d'entrepreneur car être gérant ou pdg est une fonction différente qui évolue avec l'augmentation de l'activité. A un certain stade le dirigeant devrait pouvoir s'entourer de personnes compétentes, c'est pour cela qu'un comité d'aide au pilotage avec un véritable appui de la banque serait primordial pour le futur de l'entreprise. Le développement de sociétés viables sera un réservoir d'emplois.
Nous avons le même problème avec la création d'entreprises. Certes, actuellement il y a ce dispositif pour permettre la création d'auto-entrepreneurs qui n'est pas forcément la création d'un emploi à plein temps. Nous avons eu, il y a quelque temps dans dans le même style des conditions pour créer son propre emploi ( rien de nouveau).
N'oublions pas les autres créateurs où là nous n'avons rien de très crédible pour une entreprise viable. Nous trouvons beaucoup d'organismes d'aide, mais on peut constater qu'ils sont peu efficaces. Très rarement une étude de la faisabilité du projet est faite afin de définir avec précision le seuil de rentabilité ( l'égalité entre les frais fixes et la marge que l'on doit dégager) et non pas faire l'équilibre en attribuant un chiffre d'affaire dont on est pas sûr qu'il soit réalisable. Il est également nécessaire de s'appuyer sur des études de marché qui pourraient être faites avec la participation active de certaines écoles de commerce. En résumé, il faut que les personnes qui sont habilitées à apporter aide et soutien à un créateur d'entreprises répondent à un certain nombre de questions:
- Fiabilité du projet ;
- Potentialité du marché ;
- Seuil de rentabilité (CA mini pour couvrir les frais) ;
- Apport nécessaire pour démarrer (autre qu’un euro) ;
- Doit-on faire appel à des organismes financiers ? si oui:
- Montage d’un dossier de financement pour le présenter à une banque ;
- Connaître les chances de réussite avec l’étude du profil du créateur ;
- Rechercher éventuellement un associé ou autres, qui sera le complément de compétences du porteur de projet ;
- L’organisme qui a aidé à la réalisation de l’étude sera également présent lors de la défense du dossier auprès des organismes financiers (banques ou autres) ?
Lorsque l'on crée ou que l'on souhaite reprendre une entreprise, il faut ne jamais avoir plus de trois questions sans réponse!
C'est lors de la présentation du projet à l’organisme financier, que ce dernier devra s’engager à prendre des parts dans la structure, afin comme je l’ai indiqué plus haut, de participer activement au démarrage et au développement de l’entreprise.
Ces organismes financiers qui ont su donner des leçons en refusant des prêts pour des raisons diverses en sous-entendant le manque de compétences du dirigeant, ont connu très récemment les difficultés pour diriger lors de crise une entreprise même financière.
Ils nous ont fait la démonstration qu’il était facile de perdre de l’argent en faisant des erreurs de stratégie ce qui va coûter à chaque contribuable français une augmentation de leur participation à la dette publique, celà contrairement aux annonces faites par différents interlocuteurs. Même si aujourd'hui un certain nombre de banques envisage de procéder à un remboursement anticipé, cela ne les désengage en rien avec la solidarité qu'elles devraient avoir pour le futur de la nation.
Grâce à leur aide, on pourra développer un tissu commercial international au service des petites et moyennes entreprises qui auraient les capacités d’exporter tout en essayant de ne pas trop investir. On sait tous que le développement d’une entreprise, comme le rachat d’un concurrent, entraîne dans un premier temps un surcoût de fonctionnement pour la société acheteuse. Il faut pour cela faire un audit du personnel pour voir les compétences de chacun à l'intégration de la nouvelle structure. Une personne peut être capable de diriger un certain nombre d’employés mais ne plus l’être dès que l’on dépasse ce que l’on appelle le seuil de compétences. Il faut aussi réorganiser l’entreprise pour optimiser au mieux le nouvel organigramme, que les services commerciaux soient en mesure de répondre aux nécessités du futur. Lors d'un rachat, il faut être en mesure de gérer plusieurs sites, d’étudier le regroupement de certains services tant administratif que de production.
En un mot on ne développe pas une société juste en claquant des doigts, il en est de même pour le rachat d’une entreprise qui a une activité complémentaire ou concurrente.
Pour cela il faut pouvoir s’appuyer sur des comités d’étique fiables et sérieux ; qu’ils n’informent pas leurs amis des objectifs de l’entreprise (malheureusement cela se voit au niveau de certains organismes qui sont là, théoriquement pour aider d’une façon impartiale des entreprises ou des gens porteurs de projets).
On ne peut parler de sociétés sans y inclure les employés et les représentants de ces derniers. Tant une entreprise ne peut vivre sans patron, sans investisseur et par voie de conséquence sans personnel, ce dernier est un élément important dans la réussite par son sérieux et son professionnalisme.
Il a été nécessaire d’instituer des règles afin d’offrir des garanties pour la sauvegarde des employés. Un certain nombre de patrons a eu dans le passé la fâcheuse habitude d’exploiter l’ouvrier en ayant une attitude paternaliste. On peut aussi remarquer une dégradation dans le respect de l’outil de travail où la réflexion très souvent entendue : « ce n’est pas grave, c’est le patron qui paye ». On profite des heures de travail pour téléphoner à sa famille, prendre ses rendez-vous personnels et éventuellement dans certains cas, emprunter quelques outils pour faire des travaux chez soi. L’absentéisme fait partie des gros problèmes que doivent gérer les dirigeants. Quand je travaillais dans une structure située en province, on avait une augmentation importante de l’absentéisme au moment des travaux de jardinage. Il fallait faire appel aux intérimaires pour maintenir la production ce qui entraînait un surcoût. Il faut penser aussi que les lois sociales sont dues au cofinancement des cotisations patronales et ouvrières. Lorsque l’on prélève dans les caisses pour financer de fausses maladies cela a pour conséquence d’augmenter les cotisations. Les gens qui abusent de ces dispositions ont une attitude non solidaire envers les camarades qui eux travaillent ou sont vraiment malades.
Il faut toujours penser que nous sommes dans une société où les erreurs de chacun ont souvent de grandes conséquences, on peut appeler cela du civisme. Dans le même ordre d’idée, nous avons les syndicats qui utilisent les employés pour faire pression sur la direction afin d’obtenir des avantages qui ne sont pas toujours compatibles avec les moyens de la société. Très souvent, on constate que ces revendications sont aussi un moyen de montrer au moment des élections que tel ou tel syndicat est le mieux placé pour défendre les intérêts des travailleurs.
Nous avons connu l’exemple d’entreprises qui se sont retrouvées en difficultés suite à des grèves justifiées ou non. Je ne peux comprendre que peu de temps avant le dépôt de bilan de la compagnie aérienne Air Lib ; le syndicat des pilotes a décidé une grève qui a certainement accéléré l’échéance fatale. Nous pouvons multiplier des exemples de ce type.
On constate des grèves de désespoir pour des personnes qui vont se retrouver sans emploi du fait d’une stratégie économique de certaines grandes entreprises. Nous avons eu un exemple très récent où des manufacturiers de pneus ont fait payer aux employés le refus des syndicats qui n’ont pas voulu, contrairement à l’avis du personnel, valider une nouvelle organisation du travail. Aujourd’hui, environ huit cents personnes payent comptant cette attitude irresponsable de quelques uns. Nous sommes dans une économie mondialiste où tous doivent s’adapter aux nouvelles exigences. La concurrence avec d’autres pays où le coût du travail est sans commune mesure avec les sociétés développées. Un ouvrier du continent asiatique qui travaille pour une très faible rémunération, se place en concurrent direct avec les ouvriers français. Le savoir faire de ces derniers ne suffit pas toujours pour maintenir une production dans l’hexagone.
Tant que nous n’aurons pas harmonisé les règles pour avoir des coûts de production similaires au niveau de la planète ; nous aurons toujours des exploitants et des exploités qui feront le malheur de certains ouvriers nantis à leurs yeux.
Tant qu’un chinois acceptera de vivre dans des appartements peu confortables où le minimum vital pour un français ne s’y trouve pas, on ne pourra pas travailler sur un plan d’égalité.
Nous devons admettre que lorsqu'il était nécessaire d’équiper les foyers des pays développés, nous n’avons pas eu de problèmes d’emplois. Comme la production ne pouvait pas ralentir pour satisfaire les investisseurs, on a imaginé faire de même dans certaines régions comme l'Europe de l'Est, le Moyen-Orient, l’Extrême-Orient, l’Afrique et l’Amérique du sud. Le seul problème c’est que ces pays n’étaient pas prêts à recevoir ce modernisme pour différentes raisons et entre autre parce que les dirigeants ne souhaitaient pas que leurs peuples évoluent trop vite au risque de ne pas maîtriser leurs envies. Il est certain que l’ouverture vers le monde a créé quelques revendications non acceptables par ces dirigeants. Le fait de voir à distance que le bon côté des choses de l’occident, a pollué le mode de vie de beaucoup de pays. Aujourd’hui, internet est un vecteur qui à terme devrait offrir au monde une certaine harmonisation au niveau des mentalités et des envies de chacun.
Dirigeants, syndicats, employés et ouvriers ayez le sens des responsabilités en vivant avec la conviction que le monde évolue et qu'il est souvent préférable de perdre quelques droits acquis plutôt que de tout perdre.
Politiciens, favorisez l'augmentation des PMI, PME et le peuple sera moins vulnérable aux effets de la mondialisation, il n'en sera que plus heureux.